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Le vaccin, pourquoi ? Pour qui ? Quand ? Comment ?

juin 2, 2013   //   by admin   //   Chat, Chien, NAC  //  No Comments

La vaccination est un acte de PREVENTION des maladies infectieuses.
Chat, chien, furet et lapin sont concernés par la vaccination.

Chat, chien, furet sont vaccinés dès l’âge de 8 semaines à l’aide d’au moins 2 injections à un mois d’intervalle tandis qu’une seule injection vaccinale suffit à déclencher l’immunité du lapin à partir de 5 semaines.

Un rappel annuel, pendant toute la vie de l’animal, entretient cette immunité

La consultation vaccinale est un acte de PREVENTION GLOBAL.

Longtemps obligatoire, la vaccination contre la rage ne laissait aucun choix, mettant en jeu la santé humaine, aucune remise en question n’était à l’ordre du jour!

Depuis 2000, la vaccination antirabique est facultative tout comme celles contre les autres maladies infectieuses ou parasitaires :

–       carré, parvovirose, hépatite de Rubarth, leptospirose, toux de chenil pour les plus classiques du chien mais aussi piroplasmose, maladie de Lyme et leishmaniose (maladies parasitaires), herpès virose pour les reproducteurs.

Pour en savoir plus sur ces maladies, cliquez sur  : http://www2.vetagro-sup.fr/etu/virus-canides/index.htm

–       coryza, typhus ou panleucopénie féline (fplv), leucose féline (Felv), calicivirose, chlamydiophylose en ce qui concerne le chat

Pour en savoir plus sur ces maladies, cliquez sur  :

http://eleveursfelins.merial.com/pdf/5_La_panleucopenie_feline_le_typhus_du_chat_P.pdf

http://www.academie-veterinaire-defrance.org/fileadmin/user_upload/Bulletin/pdf/2011/numero04/327.pdf

www.abcd-vets.org 

theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=1036

–       carré pour le furet, http://www.facmv.ulg.ac.be/amv/articles/2010_154_2_01.pdf

–       myxomatose et VHD (maladie hémorragique) en ce qui concerne le lapin.

 

Qu’est-ce qu’un vaccin ?

Un vaccin repose sur l’utilisation de l’agent responsable de la maladie rendu inoffensif.

Le vaccin stimule le système immunitaire de l’animal qui apprend à se défendre contre le microbe (virus, bactérie ou parasite) par la production d’anticorps (pour les vaccins inactivés) mais aussi par la stimulation de l’immunité cellulaire, la production d’immunoglobulines et d’interféron pour les vaccins vivants.


Il existe différents types de vaccins :

–       un vaccin homologue est fabriqué à partir du même virus que celui responsable de la maladie conférant ainsi une bonne protection tandis qu’un vaccin hétérologue est fabriqué à partir d’un virus différent mais avec des similitudes suffisantes pour induire une protection croisée de qualité acceptable.

–       un vaccin vivant atténué utilise un virus toujours viable mais dépourvu de pouvoir pathogène (par passage successif sur cultures cellulaires), sa protection est meilleure, plus rapide et plus longue mais présente plus de risques que le vaccin tué, inactivé (par des antiseptiques chimiques). Ce dernier offre une meilleure sécurité d’emploi  (malgré la nécessité d’adjuvant) pour une protection moins bonne et plus courte. Un vaccin tué présente l’avantage d’être sans risque pour les femelles gestantes et les très jeunes animaux n’ayant pu bénéficier d’anticorps maternels  (ingestion du colostrum).

–       Un vaccin recombinant, vectorialisé utilise la partie d’ADN responsable du déclenchement de la réaction immunitaire vaccinale, elle-même insérée dans un vecteur : virus, bactérie ou plasmide. Ce type de vaccin ne peut induire de maladie vaccinale et, sans adjuvant, la réponse immunitaire est bonne. Ce type de vaccin existe pour le Felv du chat (leucose), myxomatose et VHD du lapin.  

Pourquoi 2 injections vaccinales en primovaccination ?

La première injection de vaccin inactivé sensibilise le système immunitaire tandis que la seconde, 4 semaines plus tard, entraîne une production élevée d’anticorps.

Les 2 (et parfois 3) injections de vaccin vivant atténué se justifient par l’exigence d’une absence d’anticorps maternels indispensable pour être efficace !

Seul le vaccin du lapin se fait en une seule injection.

 

L’utilisation de vaccins associés simplifie le schéma vaccinal.

Le schéma vaccinal sera adapté à chaque cas individuel selon la taille de la portée de la mère, le type d’élevage dont il est issu et du degré d’exposition au risque (défini suivant le mode de vie de l’animal).

 

En pratique,

-       un chiot de particulier, non exposé à un fort risque, pourra recevoir 2 injections de vaccins associés (Carré, Hépatite, Parvovirose, Leptospirose) à 4 semaines d’intervalle dès l’âge de 8 semaines. Le rappel, un an après la première injection est essentiel pour conférer une bonne immunité. Cette immunité sera entretenue par des rappels annuels.

-       un chaton de particulier, non exposé à un fort risque, pourra recevoir 2 injections de vaccins associés (Typhus, Corysa (calicivirose et Herpes virose)) à 4 semaines d’intervalle dès l’âge de 8 semaines. Le rappel, un an après la première injection est essentiel pour conférer une bonne immunité. Cette immunité sera entretenue par des rappels annuels.

La vaccination antirabique (en1 seule injection sauf en cas de départ à l’étranger avec titrage  des anticorps prévu) se fait légalement dès 3 mois après disparition certaine des anticorps maternels, un rappel annuel entretient l’immunité.

 

Chez le lapin, une seule injection vaccinale suffit à déclencher l’immunité du lapin à partir de l’âge de 5 semaines.

Un rappel annuel, pendant toute la vie de l’animal, entretient cette immunité

 

 

A partir de quel âge et jusqu’à quel âge vacciner son animal ?

La première vaccination se fait au moment où les anticorps maternels, transmis par le colostrum (lait des premières 24 h après la mise bas), sont épuisés :

–       à partir de 8 semaines pour le chiot, le chaton et le furet

–       à partir de 5 semaines pour le lapin.

La vieillesse diminue l’immunité cellulaire et humorale, la mémoire immunitaire est conservée mais moins longue : les rappels annuels sont essentiels pour entretenir l’immunité pendant toute la vie.  Donner une nouvelle mémoire immunitaire à un animal âgé est difficile, aussi la primo vaccination ne doit-elle concernée que des jeunes animaux.

 

Pourquoi vacciner ?

La vaccination est un acte de PREVENTION des maladies infectieuses.
La consultation vaccinale est un acte de PREVENTION GLOBAL.

Réalisée annuellement durant toute la vie de l’animal, elle constitue le plus précieux élément de prévention dont on dispose.


L’examen clinique INDISPENSABLE avant toute injection vaccinale comprend :

–       la collecte d’information concernant l’histoire de l’animal depuis sa naissance et surtout dans l’année écoulée, l’historique de sa vaccination, de sa vermifugation,  des antiparasitaires externes utilisés, de son alimentation et la quantification approximative de sa consommation journalière d’eau.

–       l’examen à distance évaluant la locomotion (dépistage de pathologie ostéo-articulaire, neurologique ou comportementale)

–       la pesée de l’animal pour le diagnostic du score corporel (maigreur, normal, obésité) afin d’adapter l’alimentation de façon optimale

–       l’examen de la cavité buccale (muqueuse et dents) avec un grading de 0 (normal)  à 5 (parodontite grave liée au tartre) avec prescription adaptée de soins dentaire (d’entretien préventive, détartrage +/-extraction curative)

–       l’examen oculaire

–       l’examen des oreilles et de la peau

–       l’examen cardiovasculaire

–       l’examen de la zone péri-anale et urogénitale

–       la palpation abdominale et ganglionnaire superficielle.

–       la palpation de la région thyroïdienne

 

L’examen et la consultation vaccinale du jeune animal a  ses spécificités :

–       suivi de croissance,

–       dépistage de malformation ou anomalie : testicule(s) non en place, anomalie oculaire ou dentaire, présence d’hernie ombilicale ou inguinale, souffle cardiaque  avec ou non prescription d’examen/intervention complémentaire (exemple : échocardiographie pour éliminer une cause congénitale à l’existence d’in souffle)

–       établissement personnalisé du programme vaccinal  et antiparasitaire,

–       programme personnalisé d’éducation en fonction du tempérament de l’animal avec explication du « monde du chien », conseils d’éducation et prescription de jeux éducatifs adapté à chaque âge

–       programme de contraception (ou non)

 

L’examen et la consultation vaccinale de l’animal mature a  ses spécificités :

–       examen d’urines pour le dépistage précoce de maladie rénale du chien et du chat

–       examen précis des mamelles et des testicules chez les animaux non stérilisés (tumeurs mammaires = tumeur la plus fréquente et tumeur testiculaire = seconde tumeur la plus fréquente après la peau).

–       examen de la région thyroïdienne chez les chats de plus de 10 ans chez lesquels l’hyperthyroïdie, relativement courante, peut se traduire par un goitre.

–       examen de la région thyroïdienne chez les chiens de plus de 8 ans chez lesquels les tumeurs thyroïdiennes représentent 1% des tumeurs et pour lesquels l’ablation chirurgicale précoce est la thérapeutique de choix

–       un bilan sanguin des fonctions rénales, hépatiques et de la glycémie peut être proposé pour compléter les informations ou même vivement conseillé aux vues des premiers résultats de l’examen clinique

–       la mesure de la pression artérielle peut être proposée chez les chats de plus de 10 ans pour un dépistage précoce (avant expression de symptômes graves et pas toujours réversibles telles que maladies cardiaques, hémorragie oculaire, paralysie, maladies neurologiques)

hyphéma : hémorragie oculaire consécutive à l'hypertension artérielle

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–       radios et examen bucco-dentaire sous anesthésie, rinçage des voies lacrymales pourront être prescrit pour le lapin de plus de 3 ans  qui présente un écoulement oculaire chronique, une salivation accrue, une baisse d’appétit et /ou de poids.

 

 

 

 

 

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