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La visite pubertaire du jeune chien, pourquoi et quand ?

juil 3, 2014   //   by admin   //   Chien  //  No Comments

Votre chiot a été vacciné entre 2 et 4 mois contre les maladies classiques et peut être après 4 mois contre deux maladies transmises par les tiques.

A cette occasion, vous avez reçu des conseils concernant l’alimentation, l’éducation, la reproduction et la croissance de votre chien.

Par comparaison avec l’être humain, si votre chiot n’est revu qu’au rappel de vaccin de l’année suivante, c’est comme si votre enfant ne voyait pas le pédiatre entre 5 et 20 ans !

 

Visite pubertaire, quand la faire ?

Un caniche ou autre chien de moins de 10 kg sera pubère vers 5 à 6 mois.

Un cocker ou autre chien entre 10 et 20 kg sera pubère vers 6 à 7 mois.

Un berger ou autre chien entre 20 et 40 kg sera pubère vers 10 à 12 mois.

Un chien de race géante : montagne des Pyrénées ou terre neuve sera pubère à 15/18 mois.

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Visite pubertaire, pourquoi ?

Comme chez l’être humain, la puberté constitue un bouleversement hormonal avec des répercussions sur le comportement, la sexualité et la croissance.

 

Le comportement.

A la puberté, on vérifie que votre chiot n’est ni trop peureux ni trop actif.

Lors de la visite vaccinale, vous avez reçu des conseils d’éducation pour assurer le bon développement de votre chiot.

Un chiot présente une plasticité cérébrale maximale jusqu’à 4 mois, ce qui lui permet de s’adapter très vite à la nouveauté.

Jusqu’à 4 mois, de façon schématique, il suffit de faire 5 fois la même expérience pour que l’expérience lui soit familière : se promener en laisse dans une ville bruyante, se laisser manipuler pour les soins (brossage des dents, nettoyage des oreilles, contacts avec les enfants…)

Après 4 mois, le chiot devient moins souple et à l’âge adulte, il faut recommencer 150 fois l’expérience pour que cette dernière soit comprise et acquise !!!

On vous a donc incité aux manipulations, aux sorties, bref à satisfaire la curiosité naturelle de votre chiot…

Peut-être vous a t’on posé ces questions :

A quel âge avez vous votre chiot ? Jusqu’à quel âge est-il resté avec sa mère ?

A quel âge a t’il eu des contacts avec le monde extérieur et les conditions de vie qui lui étaient destinés ?

SI votre chiot était peureux, cela s’est-il arrangé avec les conseils et la médication éventuelle donnée ?

La peur est une émotion normale, l’excès de peur est un trouble du développement lié à une insuffisance de stimulations du chiot avant 4 mois : le syndrome de privation.

Il existe un recours légal de 6 mois pendant lequel l’éleveur doit vous reprendre le chiot excessivement peureux et vous l’échanger si vous le désirez.

Cette option est rarement choisie, les traitements médicaux et la thérapie comportementale améliorent ce trouble d’autant mieux que les 2 sont mis en place précocement

 

Stimuler votre chiot, satisfaire sa curiosité, OUI, mais… Votre chiot ne doit pas non plus être dans l’excès d’activité :

– a t’il grandi au contact de chiens adultes ?

– jusqu’à quel âge a t’il été avec sa mère ?

– est-il capable de dormir par moment la journée ?

– aboie t’il souvent de façon insupportable ?

– est-il agité ? Vous saute t’il dessus ?

– s’il est agité, pensez-vous que cela puisse passer tout seul avec le temps ?

– est-il brut ? Avez vous les mains écorchées par ses griffures ou ses « pincements » ?

Bref a t’il acquis ses autocontrôles ?

 

L’hyperactivité est le second trouble du développement contre lequel on peut lutter dès le plus jeune âge par la mise en place de jeux visant à apaiser votre chiot, à le canaliser. Un traitement médical peut faciliter ces nouveaux apprentissages.

 

La visite pubertaire permet de faire le point sur l’existence de ces 2 troubles du développement, de mettre en place la thérapie adaptée nécessaire, de contrôler l’efficacité de la thérapie déjà entreprise et de vous parler prévention de 2 troubles fréquents de la relation que sont l’Autonomopathie essentielle (trouble de l’attachement, hyperattachement) et la sociopathie (qui implique la présence d’au moins une prérogative de dominant).

 

L’éducation du chiot vise à obtenir son autonomie.

L’Autonomopathie essentielle est une maladie de l’adolescence révélée par les incidents survenant lors de la séparation avec l’être humain auquel le chiot est hyper attaché, des comportements juvéniles persistent (il ne lève pas la patte), en l’absence du maitre adoré, il peut détruire des objets lui appartenant, hurler de détresse et être malpropre partout (émission de selles molles). En sa présence, il est collant et le suit partout.

Cette maladie commence à l’adolescence, elle survient souvent lorsqu’il existe des rituels de départ et de retour des maitres,  que le chiot dort avec son maitre et qu’il est attaché à un être en particulier. Un médicament visant à diminuer l’anxiété et à faciliter de nouveaux apprentissages peut être nécessaire  à changer ses habitudes.

 

A la puberté, c’est aussi le moment de parler HIERARCHIE.

 

Le chien est un animal social incapable de vivre seul dans la nature.

A l’état sauvage, il vit dans une meute très hiérarchisée, désormais sa meute c’est votre famille. Votre chien vivra d’autant plus heureux qu’il sera inscrit dans une hiérarchie claire où vous commanderez.

 

La sociopathie est un trouble de la relation dans lequel le chien a une ou plusieurs prérogatives de dominant, il cherche alors à en avoir davantage et si son maitre conserve des prérogatives, le chien est perdu ne sachant quel attitude adopter, il cherche à tout contrôler ce qui est anxiogène et peut aboutir à une sociopathie.

 

Ne lui attribuez donc AUCUNE prérogative de dominant !

Les prérogatives ne dominant sont :

– l’accès prioritaire à la nourriture : le dominant mange en premier et/ou lentement et publiquement.

– l’accès prioritaire aux espaces : le dominant décide de qui va où.

– l’initiative des contacts : le dominant impose les caresses, les jeux au moment où il le décide.

– sa sexualité est publique : le dominant chevauche les personnes ou des objets publiquement.

 

A faire :

-       nourrissez votre chien loin de vos repas de préference après, laissez le manger seul pendant 30 mn et retirez sa gamelle ensuite qu’il ait ou non terminé.

-       faites dormir votre chien dans un panier douillet en périphérie de votre habitation

-        repoussez votre chien à son panier par un ordre bref ( à ta place ! ) quand il vous saute dessus à votre retour et appelez le amicalement dès que vous êtes disponible pour vous occuper de lui !

-       ne pas regarder votre chien chevaucher des objets ni vous laisser chevaucher et sortir de la pièce

 

 

La reproduction.

SI vous avez une femelle, il est recommandée de la stériliser avant ses premières chaleurs pour diminuer au maximum le risque de développer ensuite des tumeurs mammaires (risque diminué de 200 fois avant les premières chaleurs, de 22 fois entre les premières et deuxièmes de 11 fois entre les deuxièmes et troisièmes). Ensuite le risque augmenta avec le nombre de cycle.

La stérilisation supprime aussi le risque de gestation, de lactation nerveuse et d’infection utérine.

Dans moins de 10% de cas et surtout sur les chiennes de plus de 20 kg, une incontinence urinaire peut apparaitre suite à la stérilisation, un médicament est alors nécessaire.

Toujours dans un esprit de prévention, la castration des mâles n’est importante précocement que si le risque de fugue pour retrouver sa belle (et d’accident) est majeure.

Les tumeurs testiculaires et l’hyperplasie bénigne de la prostate n’apparaissant qu’après 8 ans, la stérilisation (à la fois remède et outil de prévention) n’est pas urgente.

 

L’alimentation,

Une alimentation équilibrée avec des nutriments de qualité et une composition stable et garantie par le fabricant constitue l’élément de prévention MAJEUR au même titre que les vaccins, vermifuges et antiparasitaires externes.

Votre chiot a grandi grâce à un aliment croissance ciblé selon son poids à l’âge adulte. Selon sa race, son activité et son statut sexuel (stérilisé ou non) le changement pour un aliment adulte doit être adapté et ciblé.

La visite pubertaire est l’occasion de faire le point sur les particularités de votre chien et de cibler le nouvel aliment à adopter et de prévenir l’obésité.

 

La croissance.

On préconise le suivi de poids pour tous les chiots pendant leur croissance avec une pesée mensuelle. Pendant la croissance et quelle que soit la race et la taille de votre chien, on vous a recommandé d’éviter les escaliers, de le faire monter et descendre de votre voiture, d’éviter les démarrages en trombe et les arrêts brutaux.

Si vous avez un chien de race géante, toute boiterie pendant la croissance a été suivie avec éventuel dépistage radio de dysplasie ou d’ostéochondrose.

La puberté est aussi, pour certains, le moment optimal de dépistage radiologique officiel en vue de confirmation.

 

Alimentation, croissance, reproduction est comportement sont les 4 piliers de la visite pubertaire.

Autocontrôles, anxiété, attachement et agressivité sont les 4 axes testés à la visite pubertaire en ce qui concerne le comportement.

 

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