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Comment prévenir les récidives de cystites félines ?

juin 16, 2013   //   by admin   //   Chat  //  No Comments

La cystite s’exprime par une émission fréquente, souvent douloureuse, d’urines plus ou moins hémorragiques, en petites quantités et en des lieux pas toujours appropriés.

Votre chat se lèche alors souvent la région urogénitale, il se met souvent en position pour émettre de petites quantités d’urines teintées de sang dans sa litière mais aussi en dehors, il peut aussi miauler plaintivement…

C’est un affection assez fréquente (1,5 à 8% des chats souffriraient de cystites) et récurrente.

Que la cystite ait pour origine des cristaux, des calculs urinaires (= cristaux agglomérés en calcul plus volumineux > 5 mm), des bouchons urétraux, une infection ou qu’elle soit idiopathique (= d’origine inconnue), favoriser la prise de boisson afin de diluer les urines constitue l’élément essentiel de prévention des récidives.

 1-    les différentes cystites :

La cystite idiopathique féline constitue l’affection la plus fréquente du bas appareil urinaire du chat mâle et femelle entre 2 et 7 ans. Le diagnostic est d’exclusion des autres causes (cristaux urinaires visibles à l’examen microscopique des urines, calculs urinaires visibles en imagerie, infections et tumeurs (rare sur les jeunes)). Spasmes et inflammation lors de cystite idiopathique peuvent aboutir à une obstruction des voies urinaires.

Les cristaux ou calculs urinaires, tant vésicaux qu’urétraux, concernent les chats entre 3 et 13 ans (pic à 4/5 ans). Les mâles souffrant de cristaux urinaires sont plus sujets aux obstructions urinaires.  Struvites et oxalates de calcium sont les cristaux les plus fréquemment incriminés.

Les bouchons urétraux (mélange de protéines et de cristaux, principalement de strucites) sont aussi fréquents que les cristaux mais concernent essentiellement les mâles entre 2 et 11 ans (pic à 4/5 ans) et sont associés systématiquement à une obstruction.

Les infections sont rares avant 10 ans et souvent secondaire à une autre maladie.

 

2- le traitement de la crise

Le traitement médical de la cystite non obstructive repose sur des anti-inflammatoires (si la fonction rénale est préservée), des antispasmodiques et des anti-douleurs. Une antibiothérapie ciblée guérira une infection mise en évidence à l’analyse bactériologique.

Si la crise est ainsi soulagée, la gestion au long terme est indispensable pour prévenir les récidives fréquentes.

La prise en charge d’une obstruction urinaire (incapacité à uriner) est urgente : le sondage en hospitalisation permet de lever l’obstruction, elle s’accompagne de perfusion et de thérapeutiques médicamenteuses.

 

3- le traitement au long terme pour prévenir des récidives

 Quelque soit l’origine de la cystite, une alimentation ciblée et toute astuce favorisant la prise de boisson sont essentiels à la prévention. Eviter les stress et maintenir un poids optimal sont aussi très utiles.

La prévention repose aussi sur la connaissance des facteurs de risque pour mieux les éviter.

Les facteurs de risques de la cystite idiopathique sont bien identifiés:

–       surpoids

-       vie en intérieur strict

–       vie en collectivité

–       faible niveau d’activité physique

–       alimentation sèche exclusive

Chez les chats prédisposés (altérations marqués des systèmes nerveux sympathiques et endocriniens), le moindre évènement stressant de la vie quotidienne peut déclencher une cystite.

 

Prise en charge à moyen et long terme de la cystite idiopathique:

 1-    Privilégier l’alimentation humide (boites ou sachet fraicheur), contenant davantage d’eau que les croquettes, elle favorise en plus (pour des raisons inconnues) la prise de boisson.

D’après une étude, 11% de récidive sont observés avec de l’alimentation humide (boites, sachets fraicheurs) contre 39 % avec une alimentation sèche (croquettes). Si votre chat refuse l’aliment humide, le recours à des croquettes spécifiquement conçues pour induire une meilleure prise de boisson  (Spécific FCD ou Hill’s CD…) est recommandé. Une alimentation mixte constitue un bon compromise.

La transition alimentaire, entre sons aliment habituel et l’aliment choisi, doit se faire à la maison sur une semaine environ.

2-    La mise à disposition de fontaine à eau peut stimuler la prise de boisson

3-    Si vous avez plusieurs chats : chacun doit disposer d’un bac à litière personnel régulièrement nettoyé, on préconise même n+1 litières pour n chats vivant sous le même toit. Chacun doit disposer d’un coin bien à lui, en hauteur et si possible dans toutes les pièces. Des phéromones d’apaisement (Féliway®), des traitements médicamenteux légers (Anxitane®, Zylkène®) contribuent à réduire l’anxiété.

4-    Jouer avec votre chat souvent (mais pas systématiquement longtemps), lui parler, lui laisser la radio… sont des facteurs apaisants. Le jeu stimule aussi l’activité physique favorable au maintien du poids optimal.

5-    Eviter les changements (surtout brutaux) des milieux et des conditions de vie, sources de stress.

6-    Maintenir un poids optimal ou favoriser la perte de poids grâce à des jeux (exemple : cacher les croquettes dans un Pipolino® ou dans les anfractuosités d’un parpaing pour stimuler l’effort),  grâce à la complémentation de la ration alimentaire allégée avec des courgettes cuites (riches en eau)…

7-    La pesée hebdomadaire à votre domicile ou chez le vétérinaire permet de mesurer les résultats des mesures mise en place et de les adapter au mieux.

Prise en charge à moyen et long terme  des cystites liées aux cristaux et calculs urinaires :

 - Seuls les struvites, identifiés dans les urines du chat en cystite, peuvent être dissous par certains aliments (Spécific FSW ou Hill’s SW…), ils sont prescrit pendant les 2 mois qui suivent la découverte des cristaux jusqu’à une nouvelle analyse microscopique d’urines. Aucun aliment ne dissout les oxalates de calcium, la dilution des urines évite les irritations liées à ce type de cristaux, favorise l’évacuation des plus petits et évite leur agglomération en calculs plus volumineux. Face à  des calculs d’oxalates, le retrait chirurgical est indiqué.

- L’alimentation humide (Spécific FCW ou Hill’s CW), contenant davantage d’eau que les croquettes, favorise en plus la prise de boisson. Boites ou sachet fraicheur sont à privilégier pour éviter les récidives.
Si votre chat refuse l’aliment humide, le recours à des croquettes spécifiquement conçues pour induire une meilleure prise de boisson  (Spécific FCD ou Hill’s CD…) est recommandé.

- Toute transition alimentaire doit se faire à la maison sur une semaine environ.

- La mise à disposition de fontaine à eau peut stimuler la prise de boisson, de même compléter une ration alimentaire avec des courgettes cuites à l’eau permet un apport passif d’eau pour peu de calorie et, offrant un effet rassasiant, évite ainsi la prise de poids.

- Le surpoids et le stress sont aussi à éviter, l’activité à favoriser…

- Limiter les facteurs de stress (responsable de la rétention urinaire propice à la formation de cristaux) en respectant le bac à litière personnel de chaque chat du foyer, régulièrement nettoyé (n+1 litières pour n chats vivant sous le même toit), en attribuant à chacun son coin personnel de préférence en hauteur et si possible dans toutes les pièces. Jouer avec lui souvent mais pas systématiquement longtemps, lui parler, lui laisser la radio… sont des facteurs apaisants et stimulant de l’exercice.

- Des phéromones d’apaisement (Féliway®), des traitements médicamenteux légers (Anxitane®, Zylkène®) contribuent à réduire l’anxiété.

 

La gestion au long terme des cystites félines repose sur l’adoption de mesures simples mais nombreuses. Le dialogue avec votre vétérinaire et le suivi de votre chat (pesée, analyse d’urines) sont essentiels pour mesurer l’efficacité des mesures mise en place et de les ajuster.

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